Mixeur, le blog


Les créations de Delphine
novembre 11, 2009, 4:38
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Voici les images de deux créations de la designer culinaire Delphine Huguet. Elles font partie d’une exposition qui débute le 12 novembre à Paris à la galerie Joyce. (168 galerie Valois, dans le Palais Royal)

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Assiette en chocolat Digestion, à offrir pour réparer les pots cassés !

Delphine fait partie de cette  génération de designers diplômés de l’atelier de design culinaire de Marc Brétillot à l’ESAD (École supérieure d’art et de design) de Reims.
Marc Brétillot, que nous avons rencontré pour la série 1 de Mixeur, est un précurseur dans ce domaine. Il a secoué de monde de la gastronomie avec des performances culinaires, des scénographies de repas et de présentations des plats. Il pense la cuisine dans sa globalité:  son goût et son sens, en s’adaptant toujours de façon pertinente à la commande du client et au lieu.  Ses créations sont  surprenantes, poétiques et drôles.

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Tea Time, une jolie digression sur l'heure du thé

Pour revenir à Delphine, elle suit donc comme plusieurs, les traces du maître avec des objets et paysages de table comestibles qui ne sont jamais dénués d’esprit. Elle a été sélectionnée comme jeune talent à l’espace « Talent à la carte » du salon Maison et objet janvier 2009. Et c’est là que je l’ai croisée pour la première fois.

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Une journée chez Thierry Marx
octobre 29, 2009, 6:30
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Rencontre en deux temps avec le chef Thierry Marx, interviewé pour la saison 2 de Mixeur.
La première fois dans son restaurant de Cordeillan Bages à Pauillac, en plein Médoc, à une quarantaine de minutes de Bordeaux.
La deuxième en plein Paris au Foodlab où il passe deux jours par semaine afin d’expérimenter de nouvelles recettes et techniques. Mais j’y reviendrai une autre fois.

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Le château Cordeillan Bages

A Cordeillan Bages où nous sommes arrivées en fin de matinée après une nuit d’orage, nous avons filmé les alentours, la salle et suivi Thierry Marx en cuisine. Une cuisine d’un calme impressionnant à l’image de son chef qui reste sagement à son poste d’observation, baguettes à la main, donnant ses directives d’un simple geste, d’un mouvement de la tête.

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La salle

Puis nous sommes passées dans la salle, du moins dans la partie qui était fermée ce jour là et qui nous était réservée (elle se module à l’aide d’un rideau) afin de filmer les plats et bien sûr de les manger !

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Foie gras nougat glacé, chutney de mangue et ananas

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Compression de tomate sur mozarella et anguille fumée

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Faux soufflé à l'huitre

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Foie gras chocolat-passion

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Huitre pris en gelée (servi avec du caviar d'aquitaine)

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Risotto de soja

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Rouget saisi sur compression de tomate

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Turbot basse-température avec tube d'algue et asperges

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spaghetti aux ris de veau et cèpes

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pigeon au thé, piquillos, betterave et céleri

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Pêche en texture au coeur de fraise

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Croustillant tout chocolat, meringue givrée à la fève Tonka

tarte citron et sa meringue dans une spirale au caramel

Oui, nous avons tout mangé ! Sophie (à la caméra) et moi partageant nos plats au fur et à mesure que nous les filmions ! Mes préférés ? L’huitre en gelée, le risotto de soja (un grand classique de Marx), le spaghetti au ris de veau (autre grand classique) et le pigeon. Et enfin les desserts, qui sont vraiment gourmands tout en étant légers et peu caloriques et ça c’est une des grandes forces de Thierry Marx.

Nous sommes reparties repues et heureuses, mais aussi très en retard et nous avons raté notre train pour Paris. La suite fut nettement moins agréable, mais c’est une autre histoire…



The Tea Lady
septembre 29, 2009, 3:22
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Henrietta Lovell, The Tea Lady

Henrietta Lovell, The Tea Lady

On sait que les anglais sont de grands buveurs de thé, mais on sait moins qu’ils n’en boivent qu’une seule sorte, du thé noir plutôt médiocre (les mauvaises langues diront que c’est pour ça qu’ils doivent l’agrémenter de lait et de sucre). Henrietta Lovell, une ex-femme d’affaires qui passait sa vie entre deux avions, s’est rendu compte de cette aberration lorsqu’en Chine elle découvrit les nuances et subtilités du bon thé.
Elle nous a reçu dans son appartement londonien où elle nous a tout raconté: depuis ce moment où elle a assisté à un mariage chinois au cours duquel c’est le thé servi qui a été applaudi et non pas les mariés, jusqu’aux embûches qu’il lui a fallu surmonter pour commercialiser et  faire connaitre ses thés à ses compatriotes.

Aujourd’hui Rare Tea est présent dans les épiceries fines de Londres et sur certaines des grandes tables, servi par des chefs qui ont été les premiers à croire en son entreprise.

Comment j’ai découvert Rare Tea et Henrietta?
Contrairement aux autres reportages, qui sont tous prévus à l’avance, elle ne faisait pas partie du programme avant de partir pour Londres.

Le premier contact avec son thé c’est fait chez UP Box (un comptoir sympa de lunchs à emporter) où nous tournions avec les propriétaires. Ils nous ont vanté les mérites de ces thés et surtout de La Tea Lady comme tout le monde, y compris elle-même, semble l’appeler.

Puis ce fut au studio de design Davies Hall, où nous tournions aussi, que son nom a resurgi au cours de la conversation. Ce sont eux qui ont fait l’image de Rare Tea. Mais au-delà de ça, ce fut surtout de la personnalité de Henrietta dont il fut question, de sa passion pour le thé et de sa facon d’en parler.

Rare Tea Co PR low

Rendez-vous fut pris aussitôt avec elle et voilà comment nous nous sommes retrouvés autour d’une multitude de tasses de thés dans sa cuisine. Henrietta est aussi délicieuse que ses thés !
Elle m’a appris plein de trucs sur le thé, les différences entre les blancs, les verts et les noirs, et tout ce qui fait que ceux qu’elle choisit sont parmi les meilleurs.
J’en ai évidemment acheté juste avant de prendre l’avion dans le Waitrose (chaine de supermarchés haut de gamme que j’adore) qui faisait face à mon hôtel.
On peut aussi en commander ici.

À voir donc, dans l’épisode 6 de la saison 2.



Gilles Stassart, Mixeur et moi…
septembre 25, 2009, 5:20
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C’est une boite de verre déposée sur le toit du Palais de Tokyo à Paris. Elle contient une cuisine et une longue table qui accueille midi et soir une douzaine de convives.
C’est Nomiya. Un restaurant éphémère, ouvert durant un an et piloté par l’agitateur de gouts et d’idées, Gilles Stassart.
Un homme qui compte plus qu’il ne le sait, dans ma vie professionnelle.

Gilles revient de façon récurrente dans le parcours qui m’a mené à créer l’émission Mixeur.
Je lui ai parlé une première fois au téléphone en novembre 2005,  pour un article à écrire pour un magazine,  alors qu’il venait tout juste d’ouvrir le restaurant Transversal au Musée MacVal de Vitry, situé dans la banlieue sud de Paris.

Avec ses comparses (dont faisait partie le chef Inaki Aizpitarte) il voulait faire de ce lieu bien plus qu’un resto de musée. Le Transversal était un prolongement naturel des galeries avec des plats inspirés des expos et sa propre programmation autour de l’art culinaire.

La hasard faisait qu’il se trouvait à Montréal quelque jours plus tard. Nous nous sommes rencontrés autour d’un café et de son ordinateur. C’est alors qu’il m’a montré les incroyables images qu’il venait de tourner avec le photographe Hans Gissinger et le pâtissier Christian Escriba. Je suis rester scotchée devant ce projet appelé Tartas, de petits films tournés au ralenti, montrant des gâteaux en train d’exploser. Sublime…

Tartas, photo de Hans Gissinger

Tartas, photo de Hans Gissinger

Je crois bien que c’est là, lors de cette rencontre qu’a vraiment pris forme l’idée d’une émission de télévision autour de la création culinaire.
J’y pensais vaguement, j’avais quelques idées, mais vraiment ce sont ces images qui ont déclenché quelque chose de plus concret, de plus abouti.

Inutile de dire que lorsque Mixeur est devenu une réalité, Gilles Stassart allait faire l’objet d’un sujet, ainsi que Hans Gissinger, que nous avons interviewé dans son studio à New York et le pâtissier Christian Escriba rencontré à Barcelone. Des sujets qui sont parmi mes préférés de la première saison.

Bien sûr, nous avons aussi tourné au Transversal en juin 2008, alors que Gilles avait aussi pris les commandes de la cuisine. Il s’était mis aux fourneaux en plus de gérer le resto et les multiples activités générées par inépuisable esprit: les visites gustatives, la plus grande barbe à papa du monde fabriquée à la Fondation Cartier ou encore les concerts de cocottes minute.

Malheureusement très peu de temps après notre tournage l’histoire du Transversal se terminait et nous n’avons donc pas monté le sujet.

Ce qui me ramène aujourd’hui au Nomiya qui est un des reportages de la nouvelle série et la dernière  »oeuvre » de Gilles Stassart. Dans ce dispositif conçu par l’artiste Laurent Grasso, il pense et sert chaque jour un menu différent, créant ainsi une oeuvre culinaire qui s’écrit avec le temps,  s’inspirant des saisons,  des expos présentées au Palais, des rencontres et histoires du moment, et de ses humeurs, très certainement.

J’y ai diné en charmante compagnie un soir d’été. La nuit était particulièrement belle, les plats réjouissants, la Tour Eiffel en grande forme !

Merci Gilles et à la prochaine, dans ces pages certainement, et ailleurs sans aucun doute…

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Voici les auteurs des Gouttes de dieu
juin 17, 2009, 9:17
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Attention, ces deux là ne sont pas n’importe qui ! Ce sont des auteurs de mangas qui se vendent au Japon à des millions d’exemplaires. Ils sont frère et soeur et sous le nom Tadashi Agi signent d’énormes succès dont le célèbre Gouttes de dieu, manga oenologique qui est traduit et publié en français par Glenat. (le 9ème volume doit sortir bientôt)
Ils m’ont reçu dans la maison de Tokyo où vivent ensemble leurs deux familles. C’est une bâtisse immense selon les critères japonais où se trouve, parait-il, une piscine intérieure (luxe inouï dans cette ville où chaque centimètre carré est compté).
Mais nous n’avons eu le droit qu’au sous-sol qui semble être consacré à la dégustation du vin.

Ça n’est pas un hasard si ces deux-là écrivent un manga sur le vin, ils en sont fous. Et à chaque fois qu’ils citent un producteur ou une cuvée dans le bouquin c’est la ruée. On imagine comme les distributeurs doivent se battre à leurs portes… Mais ils affirment rester indépendants et ne citer que les vins qu’ils aiment vraiment.

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Un Château Léoville Poyferré 1952

Il faut dire qu’ils décrivent le vin de façon poétique, avec candeur même, tout en nous en apprenant beaucoup sur le sujet. Vraiment,  les Gouttes de dieu sont une lecture plus que recommandable même pour des adultes occidentaux !
Le 1er juillet à Paris leur sera d’ailleurs remis un Gourmand World Cookbook Awards.
L’occasion j’imagine, d’en ouvrir une très bonne !