Mixeur, le blog


Se faire bien traiter
avril 15, 2010, 4:27
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Jolie après-midi que celle passée chez le traiteur Avocado qui,  pour célébrer ses 10 ans, avait invité quelques blogueurs et amis de la maison afin de déguster quelques bouchées maison.
Quelques ? Disons 18 en tout, mais j’ai dû, à regret,  partir à la 14 ème.
Voici mes préférées:

Hareng fumé des îles de la Madeleine et courge spaghetti au citron confit sur pomme de terre bleue au gros sel

Lollipop de poulet de grain farçi à la poutine et croustillant de bacon

Poitrine de caille fumée au thé vert matcha sur brioche croustillante et crème de figues

Foie gras poêlé au marsala sur prune caramélisée et crumble de pain d'épices

Langue de feu à l'escolar

À noter aussi, un magnifique bar à huitres, animé par Daniel Notkin, du restaurant L’Orignal, grand connaisseur et surtout importateur d’huitres rares et variées. La petite Kumamoto m’a totalement séduite.

François Dussault, le fondateur d’Avocado, s’est gentiment plaint des médias qui oublient de parler du travail des traiteurs au profit de celui des chefs restaurateurs.
C’est vrai, nous n’y pensons pas souvent, car l’offre du traiteur n’est pas facilement accessible au public et sa cuisine parfois  difficile à cerner tant les propositions sont multiples car adaptées à toutes sortes de circonstances et de budgets.
Pas évident donc de rendre compte de ce qui fait la spécificité de chacun, à moins d’être une vraie socialite et de courir tous les cocktails.
Chez Avocado, considéré comme un des plus créatifs, et souvent qualifié de luxueux, le travail se fait avant tout sur la recherche de produit, local de préférence.
On résiste aux effets de mode, on pense élégance avant tout, autant dans le  service que dans le goût.

Le chef Louis Roy-Potvin et l'équipe d'Avocado dans la cuisine de recherche

Mais,  insiste François Dussault, il y aussi moyen de se faire plaisir chez Avocado avec un petit budget. Ou encore, de façon moins formelle comme il le fera cet été avec les événements Pop up.

De quoi s’agit-il ? De soirées gastronomiques impromptues dont le lieu est tenu secret jusqu’au dernier moment. On s’inscrit sur une liste via Facebook, Twitter ou par cellulaire et on attend, en espérant faire partie de ceux qui sont invités.  Le nombre de places disponibles et le prix varieront selon le concept et le lieu, cela peut être un loft, un chalet, etc…

À surveiller dans vos médias sociaux préférés
Twitter: @_avocado



Manger des drapeaux au goût de leur pays
avril 7, 2010, 7:51
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Voici un  projet réalisé par Delphine Huguet, une créatrice que j’aime bien et qui trace sa route dans le domaine encore mystérieux pour beaucoup, du design culinaire.

Voici comment elle le présente:
 »Eat my flag est un projet créé pour l’International à Paris. Le principe est simple : un drapeau comestible, condensé culturel culinaire dans une seule bouchée. Mange la Suède et le hareng mêlé à la myrtille envahiront ta bouche. Si c’est l’Allemagne que tu choisie attend toi à accueillir la saveur de la saucisse fumée… mêlée à celle de la pomme. Léger et ludique, l’utilisation du drapeau nous renseigne immédiatement sur la provenance des saveurs que nous allons déguster. Concentré en goût il nous permet de faire le tour du monde en une soirée.
Eat my flag est une ode aux voyages gustatifs. »

Samedi 10 avril, 21H30, L’international, 5/7 rue Moret 75011 Paris.




Macarons, suite et FIN
avril 6, 2010, 5:02
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Ne vous fiez pas aux apparences. Malgré une relative bonne tête, mes macarons sont un désastre. Pas assez cuits à l’intérieur et de surcroit pour ceux au citron, la crème trop liquide a totalement détrempé la pâte. je vous épargne les photos de l’intérieur !

Ce n’est guère mieux pour ceux au chocolat-framboise, là aussi la cuisson était ratée. Je me suis fiée à leur apparence, au timing suggéré par mes maîtres, j’ai même appliqué à mon vieux four basique leur méthode perso: enfourner les coques à four chaud, puis l’éteindre pendant dix minutes et le rallumer pour les 2 dernières minutes.
J’avais pris le soin de faire une petite fournée test, mais tout cela n’a pas suffit, je crois bien qu’il  me faudrait 10 fournées  avant de trouver la bonne combinaison chaleur-temps.
C’est dire le gâchis, car même en quantité minimum,  ce sont 25 macarons qui passent à la poubelle (sauf quelques rares rescapés).
Donc, je le déclare haut et fort, ça ne vaut pas le coup de faire ses macarons soi-même !
Je vais m’en tenir à mes bons classiques de pâtisseries ménagères et quand l’envie de macarons se fera pressente, j’irais les acheter.
En plus, je pourrais même choisir tous les parfums que je veux !



OFF Deauville, quelques premières images
février 26, 2010, 10:40
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Voici en vrac et pour patienter, quelques beaux plats présentés au OFF de Deauville.

Un plat alliant huitre et topinambour signé par le belge Kobe Desramaults

Dans cette assiette d'Inaki Aizpitarte: du lait fermenté au hareng, de la trévise, des agrumes et de la poutargue décomposée

De chez Carlo Cracco, des tripes de morue avec des oeufs de saumon servies dans un bol en peau de morue

un joli plat tout en finesse: oeufs de caille, betterave, asperge sur une gelée de pomme. c'est de Jean Sulpice de l'Oxalys

A l'aide d'une seringue, Paul Pairet chef à Shangaï, retire l'air à l'intérieur d'un fruit de la passio avant de le remplacer par une préparation au chocolat

après congélation, le dessert choco-passion est prêt à être dégusté



Une création québécoise à Maison et Objet
janvier 29, 2010, 5:19
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Il est unique et sans aucun doute le seul du genre parmi les milliers d’objets présentés au salon Maison et Objet.
Le filtre à eau Ovopur, son système de cartouche et ses réservoirs aux douces formes ont fait leur entrée sur la scène internationale. Quelle surprise de les trouver dans la section dédiée aux arts de la table dans un stand particulièrement bien placé et animé par Noémie Desrochers co-fondatrice d’Aquaovo !

Mais la surprise fut encore plus grande de voir un distibuteur sur la scène du Paris des chefs et plusieurs autres durant le déjeuner offert aux participants.

Unique, pratique, beau, écologique…Ovopur a tout pour plaire ! Je lui souhaite un grand succès.



Mixeur et Désirs de Voyages
décembre 7, 2009, 4:32
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Le magazine français Désirs de Voyages est un des beaux magazines du genre.  La mise en page est belle, les photos bien choisies et surtout les textes très bien écrits. Je l ‘avoue, le rédacteur en chef est un ami. Et  son talent est justement une des nombreuses raisons pour lesquelles il en est un.

Il m’a gentiment offert il y a quelques mois, une tribune pour parler des sujets de Mixeur. J’y écris donc un article dans chaque numéro ou je décris certaines tendances ou découvertes que je déniche lors de mes voyages

Dans le dernier numéro on  trouve aussi un long article sur le Québec auquel j’ai participé. On y découvre 10 bonnes raisons de visiter la province en hiver. Et l’une d’elles est évidemment la gastronomie !

Je ne crois pas que le magazine est disponible au Québec. Dommage, mais si vous passez par la France pensez à vous le procurer.



C’est Ferran Adria
octobre 6, 2009, 8:57
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001C’est bien lui, le chef le plus célèbre du monde, en couverture de cet ouvrage publié par Actar. Food For Thought rend compte de l’univers créatif du chef, le présentant comme un artiste à part entière

L’artiste britannique Richard Hamilton et Vicente Todolf,  directeur de la Tate Modern, explorent les relations entre la cuisine servie chez elBulli et le monde de l’art.
Des liens évidents si l’on pense à la participation de Ferran Adria à documenta 12, une gigantesque expositon internationale d’art contemporain qui s’est tenue en 2007 à Kassel en Allemagne.
Le restaurant n’a pas déménagé mais il est devenu le temps de l’exposition un pavillon satellite de la documenta.

Le plus fou est que chaque jour pendant 100 jours,  deux visiteurs de la documenta de Kassel ont été choisis et envoyés à Rosas pour déguster le menu de elBulli. En contrepartie ils devaient rédiger un texte et relater à leur façon leurs impressions du diner.
Une sélection de ces textes dont beaucoup sont écrits des artistes (ils n’ont visiblement pas été choisis au hasard) est éditée dans ce livre.

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On y trouve aussi et c’est selon moi le plus intéressant, des images des plats créés par elBulli de 1987 à 2007.

C’est fascinant de les voir évoluer année apres année, de saisir en les regardant seulement les moments clés de la création, les avancées techniques et de voir son langage culinaire s’affirmer.

Le livre est passionnant à lire et à feuilleter. L’art culinaire est ici à son comble. Il est art sans doute aucun, bien que tous les chefs, y compris Adria, s’en défendent.