Mixeur, le blog


Du design dans le whisky
avril 26, 2011, 5:44
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Dans leur quête de modernité et d’exclusivité les grandes marques d’alcool cherchent sans cesse de nouvelles façons de présenter leurs produits et donc de communiquer. Les mots d’ordre sont: rituel réinventé, design et éditions limitées.

Le designer Philippe Di Meo est un habitué des alliances entre saveurs et design. Cette fois-ci c’est avec Glenfiddich qu’il explore un nouveau rituel de dégustation du Single malt 12ans d’âge.
Il a conçu un objet en forme de goutte allongée, réalisé́ en inox par l’Orfèvrerie d’Anjou, qui peut renfermer des zestes de citron ou de pamplemousse rose.
Plongé et lentement tourné dans le précieux liquide doré, il libérera de subtils arômes qui se marieront parfaitement à ceux du Single Malt.


Le tout est présenté dans un précieux coffret de bois et n’est disponible en France qu’à travers une sélection restreinte de cavistes haut de gamme.

De son coté l’artiste chocolatier Patrick Roger (visité par Mixeur dans la saison 3), réinterprète l’accord Whisky et Chocolat pour le Ballantine’s 12 ans d’âge. Il a imaginé une sculpture en chocolat aux multiples facettes qui renferme la bouteille de whisky. Il faut donc casser le chocolat à l’aide d’un maillet pour accéder au flacon!


En vente en France chez Lavinia (280€)



Un os de boeuf et une guitare
janvier 31, 2011, 4:09
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Ça aurait pu être complètement raté. Ridicule même. Mais il n’en fût rien.
Même dans l’environnement aseptisé de l’amphithéâtre du Parc des Exposition de Villepinte, la magie a opéré.
Le suédois Magnus Nilsson a fait la route en voiture depuis son restaurant de Järpen, village au milieu de nulle part, avec le musicien Christian Kjellvander.
Les deux ne se connaissaient pas, mais Magnus Nilsson avait choisi  le chanteur-compositeur, pour l’accompagner sur la scène du Paris des Chefs.


Musique, feu de bois et cuisine nature, les deux blonds suédois ont séduit le public emboucané.
Magnus avait réussi l’exploit de faire un vrai feu sur scène avec du bois de bouleau spécialement apporté pour l’occasion. Le jeune chef  a travaillé aux cotés de Pascal Barbot dans les cuisines de l’Astrance, ce qui explique son français impeccable, il est retourné s’installer dans son pays natal et a ouvert son restaurant Fäviken Magasinet.
Il y sert une cuisine sauvage et extrême : lichens, herbes, et baies trouvent naturellement le chemin de l’assiette aux cotés des poissons, des fruits de mer et de l’élan.

Faute d’os d’Elan, Magnus est venu avec un énorme os de bœuf qu’il a fait grillé sur le feu avant de le scier et d’en extraire la moelle. Il l’a servi sur des tartines de pain avec un tartare de cœur de veau et des pousses d’orge.

Et pendant ce temps Christian grattait sa guitare et de sa belle voix aux accents folk continuait de charmer un auditoire déjà conquis…
Trop fort ces scandinaves!



Retour sur Omnivore New York
juin 23, 2010, 4:51
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De retour enfin, après une longue absence pour cause de tournage, je réalise que je n’ai pas encore parlé de l’événement Omnivore NY.
C’est dans un loft de Brooklyn que les chefs étaient conviés à faire leurs démos.  Sans climatisation, sous une chaleur accablante, et devant un public malheureusement assez dégarni:  quelques foodies  se ruant sur les plats pour les photographier, quelques journalistes français, les équipes des chefs et les organisateurs de l’événement.
Dommage, car le tableau était intéressant: René Redzepi, toujours aussi brillant, Alexandre Gauthier non moins brillant, un de mes préférés, mais aussi Carlo Mirarchi du fameux Roberta’s, David Kinch et Nuno Mendes, la plupart d’entre eux  déjà présents à la dernière édition du OFF à Deauville, mais ici présentés dans une version très intime.

La horde des photographes-foodies

Un des plats de René Redzepi

Carlo Mirarchi venu avec un agneau à dépecer

Un des moments forts du voyage: le repas préparé en duo par Alexandre Gauthier et Carlo Mirarchi, servi à une heure tardive dans l’ambiance pizzeria de Roberta’s (ce qui ne mettait pas forcément en valeur le raffinement des plats) mais qui a laissé quelques traces inoubliables.

Lotte crue avec rhubarbe, bouillon et jaune d'oeuf

Pétoncle au délicieux goût de brulé

La glace à l'oseille dans sa coque de sucre. J'adore!



Dégustation de macarons
mai 14, 2010, 12:42
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Une invitation à déguster des macarons, c’est difficile à refuser, même après une grosse journée de tournage. Je me suis donc rendue au lancement de la collection d’été de La Maison du Macaron au Café Holt.
Six saveurs de macarons et deux desserts nous ont été proposés en format dégustation, c’est à dire en plus petit que le format en boutique, ce qui n’est pas désagréable du tout, bien au contraire. On peut donc en manger encore plus sans s’écoeurer.

On pourrait classer ces nouveaux macarons en deux catégories: les saveurs uniques comme cassis, Baileys et caramel d’été, et les accords plus subtils comme érable-pamplemousse, figue-fleur d’oranger ou litchi-thé.
J’avoue un penchant pour les goûts francs et pas trop compliqués; les macarons Baileys et caramel d’été sont les plus gourmands, les plus riches en goût. J’ai par contre, été déçue par celui au cassis, j’adore ce fruit et je n’ai pas retrouvé la puissance de son arôme.


Pour ce qui est des macarons aux accords de saveurs, même constat pour l’érable-pamplemousse, un peu trop doux pour moi. Par contre j’ai apprécié la délicatesse du macaron figue et fleur d’oranger, deux parfums qui requièrent de la subtilité. Le litchi-thé est vraiment intéressant , mais il n’évoque pas pour moi une saveur d’été. J’associe toujours le litchi à l’hiver, et à la période de Noel, durant laquelle on le trouve frais en abondance.

Trop joli et très bon,  le mac’honoré fraise-pistache qui néanmoins, nous a été servi un petit peu trop glacé.

Et enfin pour clore cette dégustation gourmande, voici le dessert Tobago, une déclinaison pâtissière de la Pina Colada.



De la marmelade de bacon, ça vous tente?
mai 4, 2010, 3:03
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Non ça n’est pas une blague, mais une vraie recette inventée par un chef de Brooklyn. Et visiblement ce condiment a déjà ses fans.

Alors de quoi est fait le Bacon Marmelade? Le chef Ross Hutchison livre sans problème sa recette: du bacon bien sûr, cuit lentement, combiné à du sucre, du vinaigre, des échalotes et des épices.

Avec quoi le mange-t-on? Avec des ingrédients qui naturellement aiment le bacon: oeufs brouillés, pommes de terre  ou choux de Bruxelles, mais aussi avec des moins  »naturels », comme sur de la brioche grillée, de la glace ou même en glaçage de cupcakes.
À noter, le packaging vraiment sympa, création de Joanna la fiancée de Ross qui est graphiste.
Pour se procurer cette merveille, que j’aimerais vraiment goûter, il se rendre à Williamsburg à la boutique Whisk ou sur les marchés locaux (les dates et lieux sont sur le site) ou encore envoyer un mail à bacon@baconmarmelade.com. (9$US le pot)



David Lebovitz, un américain à Paris
mai 3, 2010, 5:18
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J’ai passé l’été dernier avec lui…enfin avec son livre sur les glaces. Son sorbet aux fraises fût un de mes grands succès.
Quand j’ai acheté son livre, The Perfect Scoop, je ne savais rien de lui.  J’ai ensuite appris qu’il est un des blogueurs les plus lus du monde culinaire, une véritable star pour les foodies américains qui suivent autant ses recettes que ses aventures gastronomiques françaises.
Je l’ai finalement rencontré lors d’un déjeuner de presse au célèbre restaurant Les Crayères à Reims. Un homme réservé, au regard et au jugement sûrs, avec un sens de l’humour assez caustique.
Quand on lui demande pourquoi il a quitté les États-Unis pour la France, il résume en quelques mots (je vous le laisse en anglais, c’est plus savoureux): » I was tired of people being nice to me. »

Mais revenons au coté sucré de l’homme, qui oeuvra en d’autres temps comme chef pâtissier au légendaire restaurant californien Chez Panisse. Il vient de publier Ready For Dessert, un livre qui compile ses meilleures recettes de desserts. Je me suis empressée de l’acheter et je l’ai d’abord, comme je le fais avec tous les livres de cuisine, lu d’un bout à l’autre, comme un roman.
Non seulement ses recettes sont limpides et abordables, mais on y trouve, malgré le fait qu’elles soient très nord-américaines, un petit quelque chose d’européen dans l’usage des ingrédients et dans la simplicité des goûts. Comme il l’explique en préface, les français n’aiment pas trouver trop de saveurs différentes dans leurs desserts, ni de mélanges incongrus.
Je suis assez d’accord avec cette idée, surtout quand on parle de desserts maisons, (laissons aux chefs les éventuelles combinaisons compliqués), un bon gâteau au chocolat nécessite du bon chocolat, rien de plus !

Le livre Ready for Dessert n’est disponible qu’en anglais, tout comme celui sur les glaces, et rien ne laisse présager une traduction française m’a répondu David quand je lui ai posé la question. Dommage pour ceux qui ne lisent pas l’anglais. Quant à moi, je trouve que cela ajoute aussi à leur attrait.



Deux chefs dans la semoule
avril 22, 2010, 4:28
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Marc-André Jetté du Newtown et Daren Bergeron du Decca77

Deux des meilleurs chefs de Montréal pédalaient dans la semoule hier au SIAL !
Leur défi ? Préparer des petites bouchées à partir de semoule, histoire de montrer que cet ingrédient ne sert pas qu’au couscous et au taboulé.

J’ai goûté  entres autres, à des préparations sucrées dont un genre de financier pas mauvais du tout.  L’animation  était organisée par les produits  Zinda, premier producteur de coucous au Canada.



Se faire bien traiter
avril 15, 2010, 4:27
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Jolie après-midi que celle passée chez le traiteur Avocado qui,  pour célébrer ses 10 ans, avait invité quelques blogueurs et amis de la maison afin de déguster quelques bouchées maison.
Quelques ? Disons 18 en tout, mais j’ai dû, à regret,  partir à la 14 ème.
Voici mes préférées:

Hareng fumé des îles de la Madeleine et courge spaghetti au citron confit sur pomme de terre bleue au gros sel

Lollipop de poulet de grain farçi à la poutine et croustillant de bacon

Poitrine de caille fumée au thé vert matcha sur brioche croustillante et crème de figues

Foie gras poêlé au marsala sur prune caramélisée et crumble de pain d'épices

Langue de feu à l'escolar

À noter aussi, un magnifique bar à huitres, animé par Daniel Notkin, du restaurant L’Orignal, grand connaisseur et surtout importateur d’huitres rares et variées. La petite Kumamoto m’a totalement séduite.

François Dussault, le fondateur d’Avocado, s’est gentiment plaint des médias qui oublient de parler du travail des traiteurs au profit de celui des chefs restaurateurs.
C’est vrai, nous n’y pensons pas souvent, car l’offre du traiteur n’est pas facilement accessible au public et sa cuisine parfois  difficile à cerner tant les propositions sont multiples car adaptées à toutes sortes de circonstances et de budgets.
Pas évident donc de rendre compte de ce qui fait la spécificité de chacun, à moins d’être une vraie socialite et de courir tous les cocktails.
Chez Avocado, considéré comme un des plus créatifs, et souvent qualifié de luxueux, le travail se fait avant tout sur la recherche de produit, local de préférence.
On résiste aux effets de mode, on pense élégance avant tout, autant dans le  service que dans le goût.

Le chef Louis Roy-Potvin et l'équipe d'Avocado dans la cuisine de recherche

Mais,  insiste François Dussault, il y aussi moyen de se faire plaisir chez Avocado avec un petit budget. Ou encore, de façon moins formelle comme il le fera cet été avec les événements Pop up.

De quoi s’agit-il ? De soirées gastronomiques impromptues dont le lieu est tenu secret jusqu’au dernier moment. On s’inscrit sur une liste via Facebook, Twitter ou par cellulaire et on attend, en espérant faire partie de ceux qui sont invités.  Le nombre de places disponibles et le prix varieront selon le concept et le lieu, cela peut être un loft, un chalet, etc…

À surveiller dans vos médias sociaux préférés
Twitter: @_avocado



Manger des drapeaux au goût de leur pays
avril 7, 2010, 7:51
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Voici un  projet réalisé par Delphine Huguet, une créatrice que j’aime bien et qui trace sa route dans le domaine encore mystérieux pour beaucoup, du design culinaire.

Voici comment elle le présente:
 »Eat my flag est un projet créé pour l’International à Paris. Le principe est simple : un drapeau comestible, condensé culturel culinaire dans une seule bouchée. Mange la Suède et le hareng mêlé à la myrtille envahiront ta bouche. Si c’est l’Allemagne que tu choisie attend toi à accueillir la saveur de la saucisse fumée… mêlée à celle de la pomme. Léger et ludique, l’utilisation du drapeau nous renseigne immédiatement sur la provenance des saveurs que nous allons déguster. Concentré en goût il nous permet de faire le tour du monde en une soirée.
Eat my flag est une ode aux voyages gustatifs. »

Samedi 10 avril, 21H30, L’international, 5/7 rue Moret 75011 Paris.




Macarons, suite et FIN
avril 6, 2010, 5:02
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Ne vous fiez pas aux apparences. Malgré une relative bonne tête, mes macarons sont un désastre. Pas assez cuits à l’intérieur et de surcroit pour ceux au citron, la crème trop liquide a totalement détrempé la pâte. je vous épargne les photos de l’intérieur !

Ce n’est guère mieux pour ceux au chocolat-framboise, là aussi la cuisson était ratée. Je me suis fiée à leur apparence, au timing suggéré par mes maîtres, j’ai même appliqué à mon vieux four basique leur méthode perso: enfourner les coques à four chaud, puis l’éteindre pendant dix minutes et le rallumer pour les 2 dernières minutes.
J’avais pris le soin de faire une petite fournée test, mais tout cela n’a pas suffit, je crois bien qu’il  me faudrait 10 fournées  avant de trouver la bonne combinaison chaleur-temps.
C’est dire le gâchis, car même en quantité minimum,  ce sont 25 macarons qui passent à la poubelle (sauf quelques rares rescapés).
Donc, je le déclare haut et fort, ça ne vaut pas le coup de faire ses macarons soi-même !
Je vais m’en tenir à mes bons classiques de pâtisseries ménagères et quand l’envie de macarons se fera pressente, j’irais les acheter.
En plus, je pourrais même choisir tous les parfums que je veux !