Mixeur, le blog


Un os de boeuf et une guitare
janvier 31, 2011, 4:09
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Ça aurait pu être complètement raté. Ridicule même. Mais il n’en fût rien.
Même dans l’environnement aseptisé de l’amphithéâtre du Parc des Exposition de Villepinte, la magie a opéré.
Le suédois Magnus Nilsson a fait la route en voiture depuis son restaurant de Järpen, village au milieu de nulle part, avec le musicien Christian Kjellvander.
Les deux ne se connaissaient pas, mais Magnus Nilsson avait choisi  le chanteur-compositeur, pour l’accompagner sur la scène du Paris des Chefs.


Musique, feu de bois et cuisine nature, les deux blonds suédois ont séduit le public emboucané.
Magnus avait réussi l’exploit de faire un vrai feu sur scène avec du bois de bouleau spécialement apporté pour l’occasion. Le jeune chef  a travaillé aux cotés de Pascal Barbot dans les cuisines de l’Astrance, ce qui explique son français impeccable, il est retourné s’installer dans son pays natal et a ouvert son restaurant Fäviken Magasinet.
Il y sert une cuisine sauvage et extrême : lichens, herbes, et baies trouvent naturellement le chemin de l’assiette aux cotés des poissons, des fruits de mer et de l’élan.

Faute d’os d’Elan, Magnus est venu avec un énorme os de bœuf qu’il a fait grillé sur le feu avant de le scier et d’en extraire la moelle. Il l’a servi sur des tartines de pain avec un tartare de cœur de veau et des pousses d’orge.

Et pendant ce temps Christian grattait sa guitare et de sa belle voix aux accents folk continuait de charmer un auditoire déjà conquis…
Trop fort ces scandinaves!

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United colors of the soupe
janvier 27, 2011, 6:36
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Paris des Chef 2011 . Sur scène un duo de grosses pointures : le chef Davide Scabin du restaurant Combal.zero de Turin (à voir dans la prochaine saison de Mixeur) et le photographe Oliviero Toscani (faut-il le présenter?)

Deux italiens cabots comme il faut, grandes gueules et qui visiblement (ça n’est pas le cas de tous) s’amusaient d’être là.

 

Davide Scabin et Oliviero Toscani

Pour commencer, Scabin a distribué des petits papiers au public leur demandant d’y inscrire leur couleur, leur adjectif et leur plat préférés.
Il a ensuite fait le tour de la salle en demandant à ce que ces petits papiers lui soient collés dessus. La démonstration visait à nous faire comprendre qu’un chef doit plaire à tout le monde, sans à priori, sans préjugés.

Puis vint le temps de la cuisine elle-même (pendant ce temps, Toscani s’évertuait avec une certaine candeur, à nous montrer son porte-folio, comme si nous n’avions jamais entendu parler de lui !)
Scabin se lance  dans le dressage de ses 5 soupes du monde.
Il les avait apportées avec lui dans une valise, déjà préparées et mises sous vide.

Ce plat est effectivement à la carte de son restaurant.
Soupe européenne (pommes de terre et tomates), américaine (carotte, curry) soupe de l’Est (bortsch), africaine (plantain, yassa) et asiatique (nouilles Udon, dashi et tofu).
Un peu trop premier degré pour moi, d’autant plus qu’avec Toscani à ses cotés, on les voit venir gros comme un camion.
Mais ça ne s’arrête pas là! Scabin sort des ardoises de sa valise, en fait un grand tableau et verse chacune de ses soupes dessus formant un approximative carte du monde.
(désolée, pas de photo,  je vous laisse imaginer le truc)

Ah, le monde uni dans la soupe!

Et pour clore la démo, Toscani va choisir 5 filles du monde dans la salle pour immortaliser ce moment.
Les meilleures intentions ne donnent pas toujours les meilleures idées.



Paris des Chefs, le retour
janvier 26, 2011, 8:12
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Voici pour commencer, une jolie idée vue au Paris des Chefs, dont la troisième édition  vient d’avoir lieu au sein du salon Maison et Objet. Je vous rappelle vite fait, que l’événement présente sur scène des duos chefs et créateurs en tous genres.
Il y eut un photographe, un musicien, des designers, un coutelier…
Le chef cuisine, tandis que le créateur, soit l’aide, soit parle de leur collaboration ou de leur rencontre. Certains duos fonctionnent très bien, (ceux qui réellement travaillent ensemble) d’autres moins.

Voici donc Giovanni Passerini (chef du restaurant Rino) et Helena Ichbiach (du génial duo de graphistes Ich & Kar). Les organisateurs de l’événement avait suggéré un thème à leurs invités: visible et invisible.
Certains ont joué le jeu comme ces deux-là, qui nous ont bluffés avec un truc finalement assez simple. Mais encore fallait-il y penser!

 

L’assiette rouge dans laquelle Giovanni Passerini a dressé son plat, est colorée avec de l’encre thermo-réactive.
Elle change de couleur selon la température des aliments qu’on y dépose. En fait la chaleur rend l’assiette blanche. Génial non?
Si l’idée est plutôt simple (on connait déjà ces encres),  la fabrication de ces assiettes  ne l’est pas, et elles sont pour le moment  à l’état de prototypes.