Mixeur, le blog


The Pimp Cookbook
octobre 9, 2009, 3:36
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Alors ce livre c’est vraiment quelque chose à part !
The Pimp Cookbook est l’oeuvre de Chloë Des Lysses, photographe et surtout amoureuse de la chair, surtout quand elle est bonne.
Ses recettes, car il s’agit bien d’un livre de recettes, mettent en scène des tableaux erotico-gastronomiques jouées par des poupées.

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Aliments symboles, aliments mutants, bons et mauvais gouts, tout s’y mêle, non sans humour, dans une certaine frénésie gourmande.
Mais le meilleur est pour la fin (faim)  sous forme d’un livret séparé ou la chair, la vraie, se révèle enfin.

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The Pimp Cook Book
Éditions Glenat

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Ris de veau et morilles, le plat de Bo Bech
octobre 8, 2009, 6:04
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Bo Bech Plat

 »Le plat, le chef » de l’émission d’hier, réalisé par Bo Bech à Copenhague en était un qui, certes n’était pas le plus joli, mais peut-être le plus savoureux; en tout cas, c’en fut un que j’eus l’occasion de goûter et plutôt deux fois qu’une.

Ce qui n’est pas toujours le cas. Rares sont les chefs qui nous font goûter leur plat. Il est vrai qu’il n’est pas toujours filmé dans sa version la plus correcte du point de vue gustatif. Le poisson par exemple est présenté très peu cuit afin de lui garder de la tenue et les ingrédients ne sont généralement pas à la bonne température.

Pour revenir à celui-ci, je l’avais testé la veille dans la salle alors que nous étions invités par le chef à déguster ses créations avant notre tournage.
Le fait est trop rare pour ne pas être mentionné. C’est le seul de tous qui a insisté pour que je vienne manger chez lui avant l’interview. Il peut parait évident de goûter sa cuisine avant de rencontrer un chef, mais pour diverses raisons la chose est pour nous impossible à faire.
Nos tournages s’effectuent dans un temps très serré, les journées sont remplies à craquer.

À Paris où je suis plusieurs fois par an, la chose est possible et j’avais déjà mangé dans certains restaurants où nous avons tourné et, encore plus facile,  gouté à beaucoup de pâtisseries ou chocolats parisiens. Mais à Tokyo ou Londres impossible de passer avant le tournage !
Parfois par contre, nous avons l’occasion d’y  revenir juste  après, invités par le chef ou séduits par le lieu.

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Le plat de ris de veau et morilles nous fut donc présenté chez Bo Bech au mileu d’un repas qui en comptait beaucoup et je dois dire à ce stade-ci de la dégustation, il ne m’avait pas enchanté.

Je n’ai aucun problème avec les ris de veau, encore moins avec les morilles, mais là, la saveur très terrienne du plat était trop forte pour mes papilles déjà surchargées.

Le lendemain par contre, une fois le dressage fini et l’assiette tournée, quel régal !
L’intensité des saveurs, le mélange de textures furent un immense plaisir. Un des très bons plats que j’ai mangés et dont j’aimerais vite retrouver le goût.



C’est Ferran Adria
octobre 6, 2009, 8:57
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001C’est bien lui, le chef le plus célèbre du monde, en couverture de cet ouvrage publié par Actar. Food For Thought rend compte de l’univers créatif du chef, le présentant comme un artiste à part entière

L’artiste britannique Richard Hamilton et Vicente Todolf,  directeur de la Tate Modern, explorent les relations entre la cuisine servie chez elBulli et le monde de l’art.
Des liens évidents si l’on pense à la participation de Ferran Adria à documenta 12, une gigantesque expositon internationale d’art contemporain qui s’est tenue en 2007 à Kassel en Allemagne.
Le restaurant n’a pas déménagé mais il est devenu le temps de l’exposition un pavillon satellite de la documenta.

Le plus fou est que chaque jour pendant 100 jours,  deux visiteurs de la documenta de Kassel ont été choisis et envoyés à Rosas pour déguster le menu de elBulli. En contrepartie ils devaient rédiger un texte et relater à leur façon leurs impressions du diner.
Une sélection de ces textes dont beaucoup sont écrits des artistes (ils n’ont visiblement pas été choisis au hasard) est éditée dans ce livre.

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On y trouve aussi et c’est selon moi le plus intéressant, des images des plats créés par elBulli de 1987 à 2007.

C’est fascinant de les voir évoluer année apres année, de saisir en les regardant seulement les moments clés de la création, les avancées techniques et de voir son langage culinaire s’affirmer.

Le livre est passionnant à lire et à feuilleter. L’art culinaire est ici à son comble. Il est art sans doute aucun, bien que tous les chefs, y compris Adria, s’en défendent.



Le reconnaissez-vous ?
octobre 6, 2009, 2:05
Filed under: Nouveauté

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Qui se trouve sur cette couverture de livre ? On reconnait sans problème le trait de Matt Groening. Mais de qui s’agit-il?

La réponse un peu plus tard…



Un Chanel en raviolis
octobre 5, 2009, 7:39
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Voici une image du dernier délire de Gilles Stassart imaginé pour la Nuit Blanche parisienne du 3 octobre et présenté par la chaine de magasins Monoprix.
En effet cette année 4 Monop’ (l’épicerie branchée parisienne) ont proposé des performances conçues par Gilles Stassart, en collaboration avec des artistes contemporains. Voici celle réalisée par Garance, sa soeur costumière (décidément, on a du talent dans la famille): il s’agit d’un tailleur et d’un sac Chanel confectionnés en raviolis au fromage.


En coulisse du tournage avec Lenôtre
octobre 1, 2009, 7:32
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Tout commence par un croquis

Tout commence par un croquis...

C’est un joli sujet que nous avons tourné avec Lenôtre à Paris. Il faut dire que tout était parfait.
Le lieu d’abord: des salons superbement aménagés et donnant directement sur la Place des Vosges.
Cet endroit fut longtemps le bureau d’un célèbre commissaire priseur: Maitre Binoche. Aujourd’hui mis à la disposition du grand traiteur, ils sont encore pleins d’objets d’art anciens et de meubles de diverses époques. Un mélange de style qui fonctionne vraiment bien.

Ensuite, il y a l’incroyable gentillesse et disponibilité de l’équipe de chez Lenôtre.
J’avais compris à tort lors de la prise de rendez-vous avec leur attachée de presse que nous filmerions les préparatifs d’un vrai cocktail créatif.

En arrivant sur les lieux le jour du tournage j’ai réalisé que tout cela n’était préparé que pour les besoins du tournage.
Le cocktail n’était pas un faux, mais il était juste pour nous !
Nous avions à notre disposition: le chef de la maison Guy Krenzer et deux de ses cuisiniers, le directeur artistique, une styliste, de la vaisselle, des fleurs et surtout une multitude de bouchées toutes plus belles les unes que les autres.

De l’orfèvrerie autant que de la cuisine tant le souci du détail est présent dans ces miniatures. Textures, couleurs, finitions impeccables, un régal pour l’oeil et la caméra.

...avant de devenir une bouchée

...avant de devenir une bouchée

Coté goût, nous n’avons malheureusement pas gouté grand-chose car, images oblige, les plats étaient préparés d’avance  et n’avaient pas forcément la température ni la texture normalement requises pour la dégustation.
Néanmoins certains desserts nous ont été servis, ainsi qu’un bonbon déguisé en chocolat qui pétillait et crépitait dans la bouche comme les granules effervescentes de notre enfance.

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Une pause entre deux prises pour Sophie qui signe presque toutes les images de Mixeur