Mixeur, le blog


The Tea Lady
septembre 29, 2009, 3:22
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Henrietta Lovell, The Tea Lady

Henrietta Lovell, The Tea Lady

On sait que les anglais sont de grands buveurs de thé, mais on sait moins qu’ils n’en boivent qu’une seule sorte, du thé noir plutôt médiocre (les mauvaises langues diront que c’est pour ça qu’ils doivent l’agrémenter de lait et de sucre). Henrietta Lovell, une ex-femme d’affaires qui passait sa vie entre deux avions, s’est rendu compte de cette aberration lorsqu’en Chine elle découvrit les nuances et subtilités du bon thé.
Elle nous a reçu dans son appartement londonien où elle nous a tout raconté: depuis ce moment où elle a assisté à un mariage chinois au cours duquel c’est le thé servi qui a été applaudi et non pas les mariés, jusqu’aux embûches qu’il lui a fallu surmonter pour commercialiser et  faire connaitre ses thés à ses compatriotes.

Aujourd’hui Rare Tea est présent dans les épiceries fines de Londres et sur certaines des grandes tables, servi par des chefs qui ont été les premiers à croire en son entreprise.

Comment j’ai découvert Rare Tea et Henrietta?
Contrairement aux autres reportages, qui sont tous prévus à l’avance, elle ne faisait pas partie du programme avant de partir pour Londres.

Le premier contact avec son thé c’est fait chez UP Box (un comptoir sympa de lunchs à emporter) où nous tournions avec les propriétaires. Ils nous ont vanté les mérites de ces thés et surtout de La Tea Lady comme tout le monde, y compris elle-même, semble l’appeler.

Puis ce fut au studio de design Davies Hall, où nous tournions aussi, que son nom a resurgi au cours de la conversation. Ce sont eux qui ont fait l’image de Rare Tea. Mais au-delà de ça, ce fut surtout de la personnalité de Henrietta dont il fut question, de sa passion pour le thé et de sa facon d’en parler.

Rare Tea Co PR low

Rendez-vous fut pris aussitôt avec elle et voilà comment nous nous sommes retrouvés autour d’une multitude de tasses de thés dans sa cuisine. Henrietta est aussi délicieuse que ses thés !
Elle m’a appris plein de trucs sur le thé, les différences entre les blancs, les verts et les noirs, et tout ce qui fait que ceux qu’elle choisit sont parmi les meilleurs.
J’en ai évidemment acheté juste avant de prendre l’avion dans le Waitrose (chaine de supermarchés haut de gamme que j’adore) qui faisait face à mon hôtel.
On peut aussi en commander ici.

À voir donc, dans l’épisode 6 de la saison 2.

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Gilles Stassart, Mixeur et moi…
septembre 25, 2009, 5:20
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C’est une boite de verre déposée sur le toit du Palais de Tokyo à Paris. Elle contient une cuisine et une longue table qui accueille midi et soir une douzaine de convives.
C’est Nomiya. Un restaurant éphémère, ouvert durant un an et piloté par l’agitateur de gouts et d’idées, Gilles Stassart.
Un homme qui compte plus qu’il ne le sait, dans ma vie professionnelle.

Gilles revient de façon récurrente dans le parcours qui m’a mené à créer l’émission Mixeur.
Je lui ai parlé une première fois au téléphone en novembre 2005,  pour un article à écrire pour un magazine,  alors qu’il venait tout juste d’ouvrir le restaurant Transversal au Musée MacVal de Vitry, situé dans la banlieue sud de Paris.

Avec ses comparses (dont faisait partie le chef Inaki Aizpitarte) il voulait faire de ce lieu bien plus qu’un resto de musée. Le Transversal était un prolongement naturel des galeries avec des plats inspirés des expos et sa propre programmation autour de l’art culinaire.

La hasard faisait qu’il se trouvait à Montréal quelque jours plus tard. Nous nous sommes rencontrés autour d’un café et de son ordinateur. C’est alors qu’il m’a montré les incroyables images qu’il venait de tourner avec le photographe Hans Gissinger et le pâtissier Christian Escriba. Je suis rester scotchée devant ce projet appelé Tartas, de petits films tournés au ralenti, montrant des gâteaux en train d’exploser. Sublime…

Tartas, photo de Hans Gissinger

Tartas, photo de Hans Gissinger

Je crois bien que c’est là, lors de cette rencontre qu’a vraiment pris forme l’idée d’une émission de télévision autour de la création culinaire.
J’y pensais vaguement, j’avais quelques idées, mais vraiment ce sont ces images qui ont déclenché quelque chose de plus concret, de plus abouti.

Inutile de dire que lorsque Mixeur est devenu une réalité, Gilles Stassart allait faire l’objet d’un sujet, ainsi que Hans Gissinger, que nous avons interviewé dans son studio à New York et le pâtissier Christian Escriba rencontré à Barcelone. Des sujets qui sont parmi mes préférés de la première saison.

Bien sûr, nous avons aussi tourné au Transversal en juin 2008, alors que Gilles avait aussi pris les commandes de la cuisine. Il s’était mis aux fourneaux en plus de gérer le resto et les multiples activités générées par inépuisable esprit: les visites gustatives, la plus grande barbe à papa du monde fabriquée à la Fondation Cartier ou encore les concerts de cocottes minute.

Malheureusement très peu de temps après notre tournage l’histoire du Transversal se terminait et nous n’avons donc pas monté le sujet.

Ce qui me ramène aujourd’hui au Nomiya qui est un des reportages de la nouvelle série et la dernière  »oeuvre » de Gilles Stassart. Dans ce dispositif conçu par l’artiste Laurent Grasso, il pense et sert chaque jour un menu différent, créant ainsi une oeuvre culinaire qui s’écrit avec le temps,  s’inspirant des saisons,  des expos présentées au Palais, des rencontres et histoires du moment, et de ses humeurs, très certainement.

J’y ai diné en charmante compagnie un soir d’été. La nuit était particulièrement belle, les plats réjouissants, la Tour Eiffel en grande forme !

Merci Gilles et à la prochaine, dans ces pages certainement, et ailleurs sans aucun doute…

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En faire un plat
septembre 22, 2009, 7:43
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Oui, on peut s’inspirer de tout pour faire un plat.

Jim Lambie, Train in Vain

Jim Lambie, Train in Vain

Ici, une oeuvre de l’artiste Jim Lambie présentée au Hara Museum de Tokyo durant l’hiver 2009.

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Là, un plat de Jeff Ramsey, chef du Molecular Bar (niché dans le sublime hôtel Mandarin Oriental de Tokyo) mangé par moi en mai 2009 !
Les rayures sont en fait la sauce de cette salade.



La cuisine de la Mafia
septembre 18, 2009, 2:56
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COUV-A table avec la mafia

L’éditrice Agnès Viennot m’en avait parlé lors de son interview pour Mixeur en juin dernier. Je viens de recevoir les images de ce livre de recettes original que j’aimerais, si cela était possible, avoir tout de suite entre les mains !
La cuisine de la Mafia est un des ces ouvrages qu’Agnès Viennot affectionnent. Elle qui n’édite que des coups de coeur, des livres qui sont avant tout des rencontres et pas des cases à remplir dans des collections.

On y retrouve  à travers la série des films Le Parrain, les personnages et scènes mythiques des trois tomes et surtout, puisque de cuisine il s’agit, les recettes qui les accompagnent dans des scènes des films ou qui pourraient figurer dans leur quotidien.
Salades d’oreilles à la Zasa,  brochettes de tripes d’agneau et..sauté de cheval façon insomniaque. Tout ceux qui ont vu Le Parrain 1 se souviennent…

Tout ça donne une furieuse envie de relouer la série et de se la taper d’un coup devant un immense plat de lasagnes de Mamma Corleone.

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A Table avec la Mafia, 90 recettes italo-américaines de Philippe Di Folco et Claire Dixsaut.
Agnès Viennot Éditions



Barbecue japonais
septembre 8, 2009, 8:27
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C’est un des jolis repas que nous avons fait à Tokyo lors de notre tournage début juin. J’ai retrouvé ces images dans le fond de mon appareil !

Merci à Kanako (notre recherchiste-interprète) de nous avoir fait connaitre ce restaurant absolument impossible à trouver si on ne le connait pas. Je serai bien incapable d’y retourner seule. Il est à l’étage d’un immeuble quelconque de Harajuku et se mérite après un court voyage dans un ascenseur glauque.

Le principe est simple: on prend place autour d’un bac à sable équipé d’un comptoir.  Au centre est disposé une petite pyramide de charbons de bois ardents. D’un coté se trouve le cuisinier qui va d’un oeil et d’une main avertis surveiller la cuisson des brochettes commandées et plantées au fur et à mesure autour des braises.

Avec ces délices viennent de petits plats d’accompagnement: légumes marinés, tofu onctueux…le tout présenté dans de petits plats tous plus jolis les uns que les autres.

Ce restaurant est l’un des rares à posséder encore ce style de barbecue intérieur. Ils sont interdit à Tokyo sauf pour ceux qui en font l’usage depuis longtemps et a qui l’on octroie le privilège de continuer à les utiliser.

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Coup de coeur pour Bloom
septembre 1, 2009, 6:11
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De l’extérieur, ça n’a pas l’air de grand chose…un genre de chalet alpin posé au bord d’un lac, le tout situé néanmoins dans un très joli parc de Malmö, la non moins jolie ville du sud de la Suède.
Mais une fois à l’intérieur la magie opère tant la rénovation du lieu est réussie.
Bloom est un restaurant au caractère unique, situé dans ce qui fut un restaurant traditionnel, connu et fréquenté des locaux.
Ce chalet est le vestige de l’exposition de la Baltique qui eu lieu en 1914.

Le propriétaire de ce restaurant, Igi Vidal a eu l’heureuse idée de confier le design de son restaurant au designer d’intérieur Jonas Lindvall. Ce dernier avec beaucoup d’inspiration et peu de moyens a réussi à donner tout le chic souhaité au lieu, sans le dénaturer et sans que son intervention ne prenne le dessus sur l’expérience gastronomique.
Son décor est finalement une interprétation contemporaine du chalet suisse. De larges panneaux de bois blanc habillent les murs, permettant en outre, d’y insérer un système d’éclairage indirect. En plus du très beau buffet-bar dessiné par Jonas, ne s’y trouvent que des chaises confortables et des tables habillées de larges nappes blanches, rien de plus, rien de trop.
À cette rigueur scandinave vient s’opposer non sans humour, mais avec beaucoup de glamour, une entrée spectaculaire complètement dorée.

Coté cuisine, Bloom n’a pas de menu, il faut entièrement faire confiance à Igi,  totalement maitre des lieux et d’une carte donc inexistante.

Après s’être enquis des éventuelles intolérances ou allergies, il propose aux convives des plats créatifs mais solidement basés sur une cuisine et des produits essentiellement français. La cave à vin y est aussi exceptionnelle.
Une adresse à découvrir sans faute lors d’un passage en Suède, ou encore au Danemark, car,  grâce au pont de l’Øresund, Malmö n’est qu’à une trentaine de minutes de Copenhague.

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